Une solution sûre et durable pour les chairs résiduelles du cachalot Valentin

Les installations d’Indaver à Anvers sont chargées de traiter des déchets d’un genre particulier : les chairs résiduelles du cachalot Valentin, qui s’était échoué à Coxyde il y a 30 ans. Le squelette est en cours d’exhumation pour lui donner une place d’honneur au Musée national de la Pêche. Indaver ne protège pas seulement l’environnement en éliminant les chairs résiduelles, mais permet aussi de mener des recherches scientifiques et d’instruire le public.

Préparer l’entrée au musée

Valentin s’est échoué le 12 février 1989 sur la plage Saint-André de Coxyde. Ce cachalot de 17 mètres a fait sensation et a attiré plus de 300 000 curieux. Les autorités municipales ont fait enterrer l’animal dans le domaine de la grange monastique Ten Bogaerde à Coxyde, dans le but de lui attribuer plus tard une place au Musée national de la Pêche Navigo à Oostduinkerke. Une équipe de morphologues, archéologues et vétérinaires pathologistes de l’UGent a commencé à exhumer Valentin le 13 mai. Cette exhumation va durer une semaine. Les restes seront ensuite découpés et transportés. Ensuite, l’équipe va reconstituer le squelette et le préparer pour son entrée au musée.  

Chair polluée 

D’après les estimations de l’équipe scientifique fondées sur la littérature et les tests d’exhumation, la carcasse de Valentin pèserait 6 à 8 tonnes aujourd’hui, pour un colosse qui en pesait 50 à l’origine. Il ne s’agit pas seulement d’ossements, mais aussi de chairs résiduelles qui ont été polluées par le sable et les petits cailloux. Lors du processus de macération, ces chairs résiduelles seront détachées de la carcasse dans deux réservoirs de 28 000 et 7 000 litres remplis d’un liquide spécial. Les chairs résiduelles devront alors être détruites, mais pas de la manière habituelle. Indaver propose une solution sûre et durable. 

Une élimination sûre et durable 

Indaver est spécialisée dans la destruction des composants nocifs qui ne peuvent plus se retrouver dans l’environnement. Les chairs ôtées de la carcasse par l’UGent seront prises en charge dans les installations d’Anvers, où Indaver traite dans des fours à tambour rotatif les déchets industriels et dangereux qui n’entrent pas en considération pour le recyclage. Cette installation brûle les déchets à haute température pour éliminer tous les composants nocifs. De cette manière, Indaver contribue à la propreté de la chaîne alimentaire et des matériaux tout en étant utile à l’économie circulaire.

Contribuer à la recherche et au développement des connaissances

Dans quelques années, Valentin s’installera définitivement au Musée national de la Pêche Navigo. À cet effet, il fallait trouver une solution sûre et durable pour traiter les chairs résiduelles du cachalot. Indaver n’a pas hésité un seul instant. En traitant ces déchets particuliers, Indaver facilite les recherches scientifiques menées par l’UGent sur le cachalot et permettra aux visiteurs du musée d’en apprendre plus sur ce mammifère marin. 

Partager cette page